• Le groupe NINE INCH NAILS gratuit et sous Creative Commons

     

     

    Nine Inch Nails gratuit et en Creative Commons

     

    Le groupe de Trent Reznor propose encore un album à télécharger sur son site. Cette fois, il est offert aux internautes, qui sont autorisés à se l'échanger et à remixer les titres.
     
     
    Arnaud Devillard, 01net., le 19/05/2008 à 10h00
     
     
     
    Il semble que pour Nine Inch Nails, se distribuer en ligne sans maison de disques soit devenu synonyme de productivisme. Deux mois après la publication sur Internet des 36 pistes de son premier album débarrassé de tout lien avec une major, Ghosts I-IV, le groupe de Trent Reznor remet ça avec The Slip. Ce nouvel album est paru le 5 mai dernier et, comme le précédent, est téléchargeable sur un site dédié, theslip.nin.com. On y a accès à dix titres, en divers formats : MP3, FLAC (free lossless audio codec), M4A Lossless, 24/96 Wave. Comme pour Ghosts I-IV, Nine Inch Nails prévoit quand même pour le mois de juillet une publication en CD et vinyle.
     
     
    En revanche, si Ghosts I-IV était payant (avec neuf titres sur 36 téléchargeables gratuitement), The Slip est lui entièrement gratuit ! L'internaute ne télécharge pas directement les titres, il lui faut d'abord donner son adresse électronique. Un lien vers la page de téléchargement et un code seront ensuite envoyés dans un e-mail par l'équipe de NIN. Une fois sur la page de téléchargement, l'internaute rentre le code et accède enfin à une série de liens permettant de charger l'album en choisissant parmi cinq formats. Chacun des titres arrive sur l'ordinateur de l'internaute avec un fichier PDF contenant crédits et graphisme.
     

    Pour remercier les fans

     

    Autre nouveauté par rapport aux initiatives précédentes du groupe, l'album est en Creative Commons, ces licences qui s'inspirent du logiciel libre. L'utilisateur doit ainsi se conformer à certaines règles. En l'occurrence, NIN autorise l'échange et la libre circulation à l'identique de ses fichiers et interdit une exploitation commerciale. Les fans sont tout de même autorisés à faire des remixes ( dûment identifiés comme tel ). En fait, c'est déjà possible avec d'autres albums du groupe puisque que Nine Inch Nails a repris à son ancienne maison de disques, Universal Music, les droits sur ses masters. Il peut donc en faire ce qu'il veut sans demander l'autorisation au label. Son dernier disque pour Universal était d'ailleurs une compilation de remixes des morceaux de l'album " Year zero " réalisés par d'autres.
     
     
    Sur son site Internet, le groupe présente cette opération « album gratuit » comme un remerciement à ses fans. Il faut dire que le premier bilan tiré de la mise en vente sur Internet de l'album précédent a été plutôt satisfaisant : après une semaine, Nine Inch Nails annonçait 700 000 téléchargements et commandes ( le disque était disponible en divers formats CD également ) et un gain de 1,6 million de dollars. Contrairement à Radiohead, qui n'a pas communiqué officiellement de chiffres sur la mise à disposition en ligne de In Rainbows ( pour lequel les internautes payaient ce qu'ils voulaient, y compris rien du tout ) et n'envisage pas de systématiser le procédé, NIN semble résolument parti pour continuer sa carrière commerciale sur Internet. Mais dans ces conditions, sans soutien marketing de l'industrie, sans promotion autre que celle qu'il pourra se faire lui-même, le groupe a tout intérêt à créer régulièrement sa propre actualité. Comme publier un album gratuitement.
     
    Commentaire Michael GREYX : et un groupe de plus qui opte pour la diffusion de sa création en dehors du circuit commercial traditionnel. Si ce mouvement continue à se développer, ce sont les dirigeants des maisons de disques qui vont finir par trembler car, ils bâtissent leur fortune grâce à l'intellect des artistes.
     
    Alors certes, ils clament qu'ils apportent leur soutien médiatique et logistique aux artistes, leur permettant ainsi le succès. Mais en règle générale, ne sont-ils pas un peu " gourmands " quant à la part qu'ils s'allouent sur les bénéfices générés ?
     
    Je pense qu'avec de l'imagination, un travail supplémentaire et Internet, les artistes ont de plus en plus les moyens de s'autoproduire et c'est une excellente chose.  

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