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    Le groupe de rock Radiohead aurait récolté en une semaine près de 10 millions de dollars sur Internet. Radiohead vend, en effet, son dernier album directement sur son site, et propose aux fans d'en fixer eux-mêmes le prix. Résultat ? 1,2 million de téléchargements en sept jours, dont un tiers gratuitement. Les deux tiers restants ont été payés en moyenne huit dollars (5,59 euros) pour 10 titres. Le prix est inférieur au prix normal d'un disque, mais le mode de distribution assurerait à Radiohead 95 % de la somme, contre 1 à 2 dollars avec la méthode classique. L'opération n'a pas empêché la piraterie, mais les 240.000 téléchargements illégaux recensés sont moindres comparés aux 1,2 million sur le site.

     

    Sur le site, il est également possible de réserver une version coffret « collector », livrée début décembre, et vendue 40 livres sterling. La version CD ne devrait quant à elle pas être lancée avant début 2008. Pour Radiohead, auto-financé, dégagé des liens qui l'unissaient à sa maison de disques EMI et fort d'une notoriété planétaire, le risque était donc minime, d'autant que ce pavé jeté dans la mare de la distribution musicale lui vaudra sans doute un certain succès d'estime. Et seul un tiers des Internautes n'ont pas mis la main au portefeuille pour télécharger l'album.

     

    A l'heure où la musique apparait de plus en plus comme un produit jetable et dénué de valeur, cette démarche a le mérite de tenter d'apporter une réponse à la question que toute l'industrie se pose : combien le consommateur est-il prêt à payer ? 8 dollars donc, pas plus !


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    Il y a quelques temps, j'avais posté un article par lequel je désirais vous faire découvrir l'envers du décor de l'empire MySpace. En surfant sur le Web, j'ai trouvé un article qui va tout à fait dans ce sens et même plus ...

     

    Le passage le plus important de cet article est le suivant : " Et comment faisions-nous avant MySpace?  Et bien ... on créait nos sites Internet nous-mêmes avec nos doigts et nos cerveaux ". En effet, sous prétexte de nous simplifier la vie, je pense que quelque part, on cherche à nous ôter notre réflexion, notre créativité, à nous dépersonnaliser, à standardiser nos moyens d'expression ... 

     


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    Le départ d'Andy NICHOLSON remplacé par le bassiste Nick O' MALLEY qui connaît le groupe depuis longtemps, est pour le moment la seule petite ombre au glorieux tableau de la carrière des singes arctiques.

     

     

    En février 2007, le Combo annonce, sur son site Internet, l'arrivée du second album. Parmi les informations distillées, on apprend les titres du LP et des chansons. On apprend également que l'ensemble, enregistré à Londres, est plus nerveux, plus rapide et plus fort que sur l'opus précédent. Le NME chronique Favorite Works nightmare ( pire cauchemar préféré ) et lui attribue la note de 9 sur 10. Le premier single qui en est issu " Brianstorm ", rencontre un succès immédiat, auusi dense que sa musique et ses paroles qui racontent la rencontre des musiciens avec un certain Brian. " Nous avons rencontré ce type, explique Alex TURNER. Et quand il a quitté la pièce, on flippait tous un peu. On a donc fait un brainstorming pour savoir ce qu'il nous évoquait, on a fait un dessin, et écrit des trucs sur lui " et Jamie d'ajouter : " il était vraiment bizarre. Il est apparu avec un T-shirt et une cravate, j'avais jamais vu çà. On aurait dit qu'il essayait de pénétrer dans nos esprits. Il nous a vraiment marqués. Il aurait pu être un magicien. Il pourrait même être ici maintenant. Mais si un jour, nous devions avoir une explication sur lui, ça risquerait de tout gâcher. "

     

     

    Les autres chansons de l'album sont toutes d'une énergie folle. La tentative de morceaux un peu plus lents, amorcée sur le premier opus, a visiblement été abandonnée au profit d'un dynamisme échevelé, qui prend la forme de ritournelles un peu légères mais imparables ( Fluorescent Adolescent ), ou d'une valse entêtante ( This house is a circus ) ou encore de mini symphonies Pop ( If you were there, beware ou encore 505 ) ou enfin d'un faux revival 80's ( Dancefloor ).

     

     

    Annoncés en tête d'affiche du mythique festival de Glastonburry, attendus comme les nouveaux recordmen des charts mondiaux, les quatre de sheffield continuent d'écrire leur fabuleuse épopée Pop, qui s'annonce d'ores et déjà historique au regard de celle de la musique dite " moderne ".

     

     

     

    www.arcticmonkeys.com

     

    Source :  Revue spécialisée ROCK TOUCH, en vente chez votre marchand de journaux.


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    Après avoir été pour l’interdiction des religions, Elton John récidive et prend position devant l’empire d’Internet. Cette fois ci, il est contre.

     

    Un peu amer peut être, Elton John n’a écoulé que 100 000 exemplaires de son album The Captain & The Kid sorti en 2006. On peut donc se demander si cet « échec » ne serait pas sans rapport avec les propos tenus au cours d’une interview accordée au quotidien britannique The Sun sur le thème " Pourquoi devons nous fermer Internet ? ".

    Concernant l’avenir de la musique, sa réponse est simple…il faut supprimer le Web, "Internet empêche les gens de sortir et de se réunir pour créer. À la place, ils restent assis à la maison et font leur propre disque, ce qui peut être correct, mais ça ne donnera pas de bons résultats artistiques à long terme ".

    Pour autant que l‘on s’en souvienne, le chanteur britannique n’a jamais caché son profond désintérêt pour la technologie en général et donc pour Internet, il se décrit lui-même comme étant un technophobe. En outre, la vision d’un monde sans notre fol attrait pour la Toile réjouit le chanteur qui aimerait d’ailleurs que l’on fasse l’expérience délirante de fermer Internet durant 5 ans pour voir ce qui se produirait sur le plan artistique. Pourtant, si cela se faisait, le chanteur pourrait également faire une croix sur son merveilleux catalogue en ligne aux téléchargements payants annoncés en début d’année…

     

     Mon avis sur cette prise de position de Sir Elton John :

     

    C'est un vaste sujet qu'aborde là Sir Elton. Mais je pense qu'avant tout sa prise de position à propos d'Internet n'a pas de sources philosophiques mais tout simplement bassement mercantile. A ses yeux, Internet est un danger car il fait baisser sa vente de disques et je pense que ce n'est pas ce merveilleux catalogue aux téléchargements payants qu'il va mettre en ligne qui va faire remonter Internet dans son estime => il y aura toujours pour lui un manque à gagner ..... 

     

    Cette prise de position qui est partagée par de nombreuses vedettes du show bizz me déçoit car exercent-ils vraiment leur art par passion ou bien considèrent-ils qu'il s'agit là d'un job comme tous les autres jobs?  Par ailleurs, en vertu de quel droit divin sont-ils en droit de penser que ce job devrait leur rapporter des fortunes et qu'il est normal que la majorité de leurs publics qui sont bien loin d'avoir les mêmes revenus qu'eux, devraient se ruiner pour acheter leurs CD ou assister à leurs spectacles ?

     

    Toutefois, dans cette prise de position, il y a un autre volet important : il est vrai qu'Internet peut présenter un danger pour la création musicale. La musique Assistée par Ordinateur ne nécessite pas la réunion de musiciens et chanteurs pour créer sa propre musique. A priori, ce type de musique se fait individuellement. Mais, ce que Elton ignore peut-être, c'est que les artistes en MAO peuvent former des groupes virtuels. De ces groupes ou collaboration via Internet, peuvent naître des créations aussi intéressantes que celles que l'on a pu connaître jusqu'alors dans le monde musical " concret et matériel ".

     

    Par contre, il est certain que certaines corporations risquent de souffrir : l'industrie des instruments de musique, les studios d'enregistrement, l'industrie du disque .... Mais " The times, they are a-changin' " ( les temps changent ) et çà, malheureusement on n'y peut rien !!!  Il reste à tous ces rois du pétrole de faire preuve d'imagination pour sauvegarder leurs fortunes et prouver leur légitimité dans le nouveau paysage musical qui se dessine petit à petit.

                               Bien amicalement,    Michael GREYX 


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    Dans le cadre d'un parallèle que j'ai voulu faire concernant le succès monumental de deux groupes de très jeunes artistes : l'un Allemand " TOKIO HOTEL ", l'autre Britanique " ARCTIC MONKEYS " je vous propose ce soir un reportage sur ce deuxième groupe " ARCTIC MONKEYS ". 

     

    Artistes de l'année 2006, et sans doute aussi de 2007, les petits prodiges ARCTIC MONKEYS ont transformé en or tout ce qu'ils touchaient avec leur premier album " Whatever people say I am, That's what I'm not " : petit rappel des faits, petit prévisionnel d'effets.

     

    Année 2002, High green, dans la région de Sheffield dans le nord de l'Angleterre: Alex TURNER joint sa guitare à celle de Jamie COOK, à la basse d'Andy NICHOLSON et à la batterie de Matt HELDERS. Le groupe d'indie rock qui célèbrera le mieux le revival du punk, à peine quelques mois plus tard vient d'être fondé. Le 13 Juin 2003, les Arctic Monkeys ( dont l'origine du nom est toujours inconnue, malgré l'existence de plusieurs versions ) donnent leur premier concert au club The Grapes, dans le centre ville.

     

    Le public est immédiatement séduit, et cet engouement ne fait que s'amplifier au fil des lives. Du coup, le quatuor, en dehors de toute logique mercantile, presse ses premières demos pour pouvoir les distribuer et répondre ainsi à la demande de ses fans, qui s'empressent de les encoder pour les diffuser sur le Web. C'est ainsi que les directeurs artistiques des labels ont très vite la puce à l'oreille. En 2005, Alex, Jamie, Andy et Matt signent leur contrat avec le célèbre label Domino. Le premier single " Five minutes with Arctic Monkeys " est déjà collector, et une video live " Fake tales of San Francisco " circule déjà quand le premier single commercialisé  " I bet you look good on the dance floor " met le feu à toutes les enceintes du royaume, en Octobre 2005. Ce succès est renouvelé avec le second single " When the sun goes down ". En Janvier 2006, sort enfin le plus que très attendu premier album des Arctic Monkeys, qui porte également l'un des meilleurs titres de la décennie " Whatever people say I am, that's what I'm not " ( traduction : quoiqu'on te dise me concernant, c'est faux ), voilà grosso modo l'affirmation que le groupe brandit en étendard, se réservant le droit de ne jamais être là où on l'attend. Ce disque bat tous les records : celui de la vitesse des ventes ( 363735 copies partant dès la première semaine de commercialisation en Angleterre ); celui du nombre de récompenses attribuées dans le monde, avec le très prestigieux Mercury Prize et deux Brit Awards pour ouvrir la valse des festivités.

     

    Suite du reportage la semaine prochaine ......

     

    Source :  revue spécialisée Rock Touch en vente chez votre marchand de journaux ( pour reprendre la formule consacrée )  


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